Swimrun, un nouveau sport venu de Suède

swimrun EngadinQuand on est triathlète, on a une multitude de terrain de jeux et un choix incroyable de types de compétition. Entre les triathlons, les duathlons, les aquathlons ou les Bike&Run, à la montagne, en bord de mer où sur des circuits de Formule1 on a l’embarras du choix pour se défier. Pourtant, c’est un genre nouveau appelé Swimrun qui semble être devenu le graal absolue des athlètes en quête de d’effort en pleine nature.

Le Swimrun est avant tout un défi tordu né en Suède à la fin d’une soirée de 2002 où 4 potes ont commencé à se chambrer autour de quelques bières et d’une bouteille d’Aquavit.

« – J’te parie qu’on arrive avant vous !
– dans tes rêves ! les derniers paient la note totale »

Et voilà une bande de 4 potes, en équipe de deux, partie pour relier plusieurs îles à la nage et les traverser à pied. A chaque étape un restaurant et à l’arrivée un hôtel. Le dernier équipage devant régler les consommations des binômes passant avant. Les perdants mettront 24 heures et créeront la légende. L’année d’après sonnait la revanche évidement.

C’est en 2006 que Mats Skott et Michael Lemmel décident de professionnaliser l’événement devenu aujourd’hui un championnat couru en Suède dont la grande finale se nomme ÖTILLÖ Swimrun et où les slots de qualification sont de plus en plus durs à décrocher. Des centaines de participants courent des dizaines de kilomètres à travers la nature en combinaison Néoprène et bonnet de natation et nagent chaussures aux pieds. Pour la première fois en 2014, le Swimrun quitte la Suède pour un parcours dans les Alpes Suisse avec l’Engadin Swimrun qui sera un tel succès que les inscriptions pour l’édition 2015 se sont arrachées en quelques heures.

La majorité des équipages seront français et le club de triathlon du TSF (région parisienne) a composé un bataillon de 12 binomes de swimrunners qui prendront le départ le 11 juillet prochain.

Mats Skott a eu la gentillesse de nous offrir une partie de son temps pour répondre à nos questions

swimrun dans les Alpes SuissesPourquoi voir décidé de quitter la Suède avec l’Engadin Swimrun?

En Suède nous avons déjà plus de 20 compétitions de swinrun et c’est suffisant. De plus, le succès international de ÖTILLÖ et de UTÖ montrait clairement le besoin de telle course en dehors de notre pays.

Pour sa deuxième édition, l’Engadin à fait le plein en quelques heures. Combien de nations représentées au total ?

Nous avons enregistré 22 nationalités différentes avec une grosse proportion de français pour cette année.

Quelle sont les principes différences entre l’ÖTILLÖ et l’Engadin ?

L’Engadin peut sembler plus facile que ÖTILLÖ car la distance est plus courte (52Km vs 75km) et le parcours est du trail tout du long. Néanmoins, l’altitude est un facteur à prendre en compte car la raréfaction de l’oxygène à 2 000m est un fait non négligeable sur un tel effort. En plus,  l’eau des lacs est rarement au dessus de 11°. Cela reste une compétition aussi exigeante que ÖTILLÖ.

Pourquoi autant d’équipages français à votre avis ?

On a bénéficié d’une excellente couverture médiatique avec des articles dans Le Monde, l’Equipe, un reportage au 13h00 de TF1… Cela, plus la qualité du parcours et les témoignages des premiers concurrents à attiré énormément d’athlètes venant de France.

Où projetez-vous de lancer de nouveaux swimrun ?

Nous n’avons pas pris de décision finale mais nous espérons l’annoncer très prochainement.

Des rumeurs circulent à propos d’un swimrun en Méditerranée, vous confirmez ?

Non, rien pour le moment.

Quelles contraintes vous fixez vous lors d’un tel évenement ?

La priorité pour Michael et moi est de trouver LE bon parcours. Nos concurrents nous font confiance pour trouver un parcours exigeant mais où la nature se présente dans toute sa beauté. On ne veut pas simplement offrir une course mais on espère que chaque participant gardera le souvenir d’une expérience unique dans sa vie.

Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs du Comptoir du Triathlon qui souhaitent (ou qui vont) porter un dossard à l’Engadin Swimrun ?

Pour réaliser un bon temps, il faut avant tout s’entrainer aux transitions CAP/eau et eau/CAP, car beaucoup de temps peut se perdre sur ce poste clé. Ne vous focalisez pas trop sur le température de l’eau non plus. Enfin, même si on ne parle pas de haute montagne, l’altitude est importante et essayez de préparer votre organisme à un effort à plus de 2 000m.

Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

J’aimerai que le swimrun devienne un sport reconnu mondialement et qu’il influence notre rapport à la nature. J’aime penser que l’on puisse s’entrainer pour devenir un athlète autonome et qu’on puisse parcourir la nature sans  d’autre  ressources que son corps.

Ces quelques réponses nous dévoilent un peu plus la genèse et l’ambition de ce nouveau sport où le rapport à la Nature est prioritaire devant la performance. Ce concept correspond aux valeurs du Comptoir du Triathlon qui s’adresse aux amateurs avides d’expérience, de dépassement de soi et à une certaine touche de folie. Nous vous ferons vivre dans un « fil rouge » qui sera publié sur notre site la préparation et la course de l’Engadin 2015 car nous avons nous aussi craqué pour ce sport et cette compétition.

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  1. Pingback: fil rouge Engadin Swimrun 2015 - Le comptoir du triathlon

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